CORONAVIRUS LES CONSEQUENCES SUR LE FOOTBALL FEMININ

CORONAVIRUS : LES CONSEQUENCES SUR LE FOOTBALL FEMININ

Depuis le début de la crise sanitaire du Covid 19, c’est le monde entier qui est à terre et toute l’économie qui vacille. L’industrie sportive qui généralement s’en sort plutôt indemne est elle aussi bouleversée. Ce Coronavirus qui se propage dans l’air et au contact des gens, lorsque quelqu’un parle, tousse ou chante ne peut épargner les secteurs rassemblant de nombreuses personnes, notamment les joueurs, entraineurs et spectateurs. Le football qui est encore un sport à prédominance masculine comme beaucoup d’autres d’ailleurs, a vu éclore ces dernières années le football féminin. Mais voilà que ce dernier est frappé en plein élan par la crise.

UNE MENACE EXISTENCIELLE POUR LES FOOTBALLEUSES 

Le football féminin, rien que par sa terminologie sous-entend à tort qu’il n’est qu’une sous discipline. Pourtant ce sont exactement les mêmes règles, la même taille de ballon, la même taille de terrain, de but, et le même nombre de minutes jouées par match. Même si depuis la coupe de 2019, la section féminine de foot a gagné en visibilité et en nombre de supporters, il reste évident que le Coronavirus est une menace pour elle car la plupart des clubs dépendent toujours de leurs homologues masculins. Bon nombre de matchs sont joués à huit clos, reportés, les stades sont vides, pire encore les annulations des différentes compétitions mettent en péril l’évolution des joueuses. Joueuses qui permettent une reconnaissance et une visibilité afin d’encourager les parrainages et les sponsorings. L’inquiétude se fait ressentir quand on sait qu’il y a un fossé énorme et des inégalités dans le traitement entre sportifs et sportives.  

FOOT FEMININ EN DIFFICULTE

Très peu de joueuses vivent de leur passion, elles n’ont pas du tout les mêmes conditions que les hommes. Aujourd’hui dans certains clubs les filles sont professionnelles et vivent entièrement du football mais cela concerne une infime partie. Seulement 18% d’entre elles avait le statut professionnel en 2017. Partout ailleurs les femmes n’ont pas de protection sociale de base, elles sont obligées d’avoir deux emplois. La plupart ont des contrats courts de 12 mois. Les salaires sont bas pour la majorité et avec la crise du Coronavirus dans le football féminin, la majeure partie se retrouve avec des pertes de revenus conséquentes dans le meilleur des cas ou des licenciements dans le pire. Elles font donc face certainement à beaucoup de stéréotypes mais surtout à une vulnérabilité plus grande vu que leur stabilité et leur bien-être est remis en jeu.

AIDES CONTRE LES CONSEQUENCES DU CORONAVIRUS SUR LE FOOT FEMININ

Dans son dernier rapport pour la période 2019-2022, la Fifa indique un chiffre d’affaires de 5,5 milliards € pour des dépenses et des investissements d’une valeur de 5,4 milliards €. Avec un résultat financier positif pour cette année de 83 millions €, elle estime avoir échappé de peu aux conséquences dramatiques qu’a eu le Coronavirus. Le syndicat mondial des joueurs professionnels, s’est dit prêt à soutenir le football féminin en lui accordant 840 millions € pour le cycle 2019-2022. A cela s’ajoutera une possibilité de prêts sans intérêt pour les associations membres en grande difficulté à hauteur de 4,25 millions €. Les efforts déployés vont permettre une atténuation des conséquences liées à la crise sanitaire et le maintien voire le développement du foot pour ces dames. Le football dans son ensemble à la chance de pouvoir se réinventer dans ces temps difficiles, il doit en profiter pour changer, mieux s’organiser et se rééquilibrer dans l’entraide et la solidarité !